Présentation

-Du livre :

Il s’agit d’un roman d’un peu plus de deux cents pages qui mêle aventure, policier, énigmes, humour et implicite dont voici le résumé :

Dans l’Égypte antique, un lapis-lazuli est maudit et placé dans la pyramide du pharaon Ramose.
De nos jours, cette pyramide est retrouvée et explorée. Mais, lors de l’expédition dirigée par le célèbre égyptologue Nicolas Linos, certaines personnes semblent gagnées par la folie. Quelle en est la cause ? Le lapis-lazuli retrouvé par l’égyptologue est une découverte extraordinaire qui attire bien des envieux… Nicolas et son équipe vont devoir faire face au pillage de la pyramide et tenter de retrouver la semi-précieuse dérobée. De bien étranges énigmes leur seront d’une grande aide mais risquent de les mener bien plus loin que ce à quoi ils s’attendaient au premier abord.

Vous pouvez vous procurer cet ouvrage en livre broché ou en téléchargement sur http://www.edifree.fr/doc/4217 !

-Du blog :

Sur ce blog, nous vous proposons de découvrir chapitre par chapitre les clins d’oeil et sous-entendus laissés par l’auteur ainsi que le but général de l’ouvrage. C’est pourquoi il est organisé en catégories, afin que vous puissiez sélectionner ce que vous désirez approfondir ou non et que le suspense y soit toujours respecté. Il s’agit d’un blog participatif, ce qui signifie que vous êtes également invité(e) à nous faire part de votre interprétation ! En effet, bien que ce soit l’auteur qui contribue à rédiger ce blog, il n’en reste pas moins qu’une fois publié, un texte appartient à son lecteur. Nous vous conseillons de lire ce roman qu’est Le mystère du lapis-lazuli (que ce soit chapitre par chapitre ou en entier) avant de lire le contenu de ce blog, afin que vous puissiez pleinement profiter de votre lecture et vous forger une première opinion.

 

En espérant que les deux vous plairont !

Approche générale du roman

 

            Il y aura toujours plusieurs façons de lire un livre, plusieurs degrés de lecture en fonction de la curiosité, du temps et de l’esprit tortueux du lecteur. Le mystère du lapis-lazuli contient donc une  multitude de sous-entendus à chercher pour le plaisir de l’analyse ou à laisser passer si cet ouvrage n’est lu que pour la distraction de l’esprit.

 

            Mais il est une chose qu’il faut absolument savoir en lisant ce livre. En écrivant, j’ai voulu faire apparaître un monde, ou plutôt un extrait du monde qui nous entoure. Qui connaît les secrets, ou ne serait-ce que la façon de raisonner, de tous les gens qu’il côtoie ? Personne. Qui apprécie, ou déteste, chaque être, chacune de ses connaissances ? Personne. Il y a toujours des gens qui suscitent notre indifférence. C’est pourquoi, dans ce livre, j’ai choisi de laisser quelques secrets enfouis, quelques conversations secrètes, quelques personnages incolores, inodores et insipides. Non pas parce qu’ils ont été négligés, mais justement par souci de réalisme. J’avais envie que le lecteur constitue un personnage de plus qui suivrait l’action telle qu’elle pourrait se produire dans la vie, qu’il en apprenne peu à peu sur certains personnages mais qu’il en ignore d’autres. Cependant, le lecteur constituera ici une sorte de personnage-fantôme capable de retourner dans le passé auprès des protagonistes du livre. Il ne faut pas oublier que lorsqu’une personne passe du temps à en apprendre sur quelqu’un, elle en perd pour mieux connaître un autre être, probablement moins important à ses yeux.

 

            En ce qui concerne le côté temporel, il faut aborder deux facettes du problème : tout d’abord la durée de cet extrait de vies et ensuite le rythme et la progression du récit. Le but de ce livre étant avant tout de se distraire, il n’était pas question d’écrire une biographie, trop centrée sur un personnage. En lisant ce livre, vous verrez d’ailleurs qu’aucun personnage n’est réellement le héros de cet ouvrage. En effet, on peut en discerner au moins trois. Cependant, chacun a un rôle prépondérant dans un passage, un domaine, de la même manière que chacun est bon dans son domaine et apporte ses connaissances aux autres pour aider à résoudre une partie d’un problème. Qui peut oser dire qu’il sait tout sur tout ? Pourtant un héros peut se sortir seul de toutes les situations. Aucun de mes personnages ne le peut car je n’ai jamais vu une personne capable de cela. Peut-être en découvrirais-je un jour, à ce moment là je devrais certainement revoir mon point de vue sur mes personnages…

En ce qui concerne le rythme et la progression du récit, on peut séparer le récit suivant en deux ou trois temps. Ils peuvent être divisés grâce à des éléments marquants, que j’aurais presque envie de qualifier de « chocs ». On peut rapprocher cela à la vie d’une personne qui mûrirait peu à peu et ne passerait réellement d’un stade à l’autre que par de violentes révélations sur le monde qui l’entoure. Il faut donc éviter de déduire une trop grande innocence dans les premières pages et de voir des faits invraisemblables liés à des idées paranoïaques dans les dernières. Pour ceux qui douteraient que la vie se passe ainsi, soit je vous plaindrais d’être aveugle face à la réalité du monde, et si vous êtes adulte, cherchez, il y a des sous-entendus pour vous ! Soit si à l’inverse vous doutez de l’innocence du départ, êtes-vous sûr d’avoir été enfant ? En tout cas, vous savez à quoi ressemble le monde réel, et ce ne peut être qu’un avantage, qu’une qualité. Oui, ce livre commence très blanc et finit dans un noir plutôt profond. Mais lorsqu’un ami y a trouvé un énorme défaut, je me suis tue et ai médité. Certes mon prologue a été écrit tôt et ni l’histoire, ni le style n’ont été remaniés depuis car, selon moi, je tenais là une réussite, mais avais-je réellement écris ce texte si blanc ? Non ! Il contient aussi de l’humour, de l’ironie, un certain nombre de sous-entendus et surtout un quiproquo que l’enfant innocent ne peut pas comprendre. On m’a aussi critiqué pour les rapports compliqués, incompréhensibles qu’entretiennent certains personnages. Pourtant, tout est logique. N’avez-vous jamais rencontré de gens ambigus ou dont les rapports semblent étranges ?

 

 

            Je ressens mon livre comme une œuvre pour laquelle chaque personne peut y voir au moins deux histoires différentes et où quand deux personnes en parlent, elles puissent se dire très naturellement « Oui, mais moi je n’avais pas vu cela ainsi. ». Et vous, comment le verrez-vous ?

Tous les clins d’oeil et sous-entendus de la 2ème partie !

Chapitre 11 : Les envahisseurs débarquent…

Page 108 : On remarque qu’entre une possible vérité non-vérifiée et un mensonge, c’est le mensonge qui paraît le plus aisé à croire, le plus vraissemblable. De plus, alors que le mensonge apporte quelque chose de positif à l’expédition, la vérité peut, elle, dégrader les acquis.

Page 113 : La réplique d’Hinda quant au fait de demander la main d’une dame avant de la lui prendre est bien évidemment liée au mariage. Les dires d’Hinda n’ont rien de fondamentalement méchant. Ce n’est que de l’ironie et un rôle qu’elle joue.

Page 119 : On notera que Mathieu considère Alicia O’Connor comme une dame et non simplement une femme.

Je vous conseille de relire ce chapitre à la lumière du reste de l’histoire. Vous pourriez y voir d’autres allusions que je ne peux pas encore vous révéler, notamment dans les dires d’Alicia.

 

Chapitre 12 : L’énigme incomplète

Page 123 : Il apparaît assez clairement que la lettre fait penser à celle des pilleurs de la première fouille, surtout dans l’esprit de Nicolas.

Page 130-131 : L’avertissement concernant les pièges et la ruse concerne tout autant Nicolas que le lecteur. On peut notamment le voir par la phrase « Mais ne soyez pas dupes ! » qui a également une valeur générale.

Page 132 : Etant donné le premier morceau de l’énigme, on peut en déduire que la formule « détestablement vôtre » est un clin d’oeil à l’habituel « cordialement vôtre ». Il y a là un refus de la part de l’auteur de l’énigme de montrer toute forme de sympathie envers Vanessa.

 

Chapitre 13 : Détestablement vôtre

Page 136 : Il y a des éléments à analyser sur le « revenons à nos moutons ». A vous de voir quoi, je ne vais tout de même pas tout vous dire ! Mais cela fait aussi bien référence aux moutons qu’à ceux qui sont en opposition aux loups. Il y a là plein de niveaux de compréhension.

Page 139 : « Noble et dure contrainte, aimable tyrannie » => référence à l’acte I scène 10 du Cid de Corneille.

 

Chapitre 14 : L’araignée enchantée

Rien de particulièrement non explicité.

 

Chapitre 15 : Tel est pris qui croyait prendre

Page 152 : Les recherches de Mathieu ne sont pas un élément crucial de l’histoire mais si vous voulez, vous pouvez tenter de comprendre de quoi il s’agit. Des indices ont été disséminés dans le texte.

 

Chapitre 16 : Révélations

Page 161 : Si Alicia avait fait construire le complexe quelques années avant cette histoire, cela signifie qu’elle connaissait l’emplacement de la pyramide avant son voyage au Pérou. Mais comment ? La suite vous donnera peut-être la clef, mais il me semblait intéressant de souligner ici ce point. On peut d’ailleurs se demander si Alicia est bien allé au Pérou ou si ce n’est là qu’un simple mensonge.

Page 163 : Lorsqu’Alicia dit que « dans la vie, on a toujours le choix », elle répond aussi bien à la question pensée qu’elle fait un clin d’oeil à Franck (bien qu’il ne soit pas forcément en position de l’apprécier, contrairement à vous, cher lecteur) à qui Vanessa avait dis qu’ils devaient partir, qu’ils n’avaient pas le choix, lorsqu’ils ont dû laisser Isabelle. On notera que ce n’est pas la première fois que l’on rencontre cette question des choix. Il s’agit d’un aspect récurrent du livre. On le retrouve également dans les lettres.

Page 165 : On remarquera l’habileté d’Alicia qui après avoir dis à Nicolas : « ton lapis-lazuli », en vient encore une fois à utiliser un possessif pour désigner les découvertes faites par l’égyptologue mais qui ne lui appartiennent pas. Un beau moyen de mieux faire accepter sa volonté.

 

Chapitre 17 : Pillage

Page 172 : On retrouve le thème de l’économie d’énergie et de l’écologie. La question des priorités est posée, tout comme, implicitement, celle d’éventuelles compensations comme avec Action Carbone.

 

Chapitre 18 : Coup de grâce

Je vous conseille d’observer la façon dont la femme du ministre est désignée et l’évolution de cette dénomination.

 

Chapitre 19 : Il n’est pas honteux d’avoir besoin d’aide

Page 190 : L’idée que la société masque le chagrin, cherche à le dissimuler est une idée intéressante à approfondir dans d’autres cas.

Page 198 : L’attente d’un signe de la part d’Alicia est évidemment une caricature de la scène d’adieu où les deux êtres se retournent, ne pouvant se résoudre à s’abandonner.

 

Chapitre 20 : Petites revanches

Page 217 : Il est intéressant de voir la méconnaissance de Mathieu qui ignore entre secte et « autre », qui se révèle être société secrète et qui a du mal, comme la plupart des gens, à voir la différence entre vérité et on-dits, ce qui modifie l’image qu’il a de son père de la réalité. A la fin de la page, la remarque concernant Ramose est une moquerie de la part du narrateur sur les propos que ne cesse de répéter Ramose tout au long de l’expédition.

Page 218-219 : Vous remarquerez que les étoiles ne sont pas là pour rien et qu’elles apparaissent ici pour la seule et unique fois dans le roman. Ce n’est pas un fait du hasard, ni une soudaine envie.

 

Dans les premiers chapitres…

Chapitre 1 : Expédition en Egypte

Page 25 : L’emplacement de la pyramide au centre de trois points primordiaux offrira peut-être à certains l’occasion de disserter par la suite.

Page 26 : « Les malédictions ce n’est que dans les livres », mais cher lecteur, n’êtes-vous pas plongé dans un livre ? Et puis, petit cliché de l’écrivain type… à toujours vouloir donner sa leçon de morale, dans les livres comme ailleurs. (Oups, j’espère que ce n’est pas trop mon cas. Je souhaite juste qu’on partage quelques moments ensemble…)

Page 27 : Pourrait-on voir dans cette page la sagesse de l’enfant qui l’emporte sur l’adulte trop habitué aux conflits et qui en oublie les bonnes manières ou seulement un petit zoom sur Mathieu pour que vous puissiez l’apprécier ? Quoi qu’il en soit, on a une première distance qui apparaît ici entre Mathieu et son père et vous, cher lecteur, vous êtes influencé sur « le gentil et le méchant ». N’en soyez pas trop vexé…

Page 28 : Mais où le père de Mathieu a-t-il pu apprendre cette langue ? Il peut sembler que ce soit un drôle de comportement que de l’apprendre à son fils si jeune… Nous assistons également ici au premier comportement étrange de la part d’un personnage assez mystérieux… Le premier d’une longue lignée ou un cas isolé ? Nous noterons qu’ils ne se sont pas encore approché de la pyramide, ce qui pourrait vous aider à résoudre ce premier écart de conduite. Je tiens cependant à préciser ici que je n’ai rien contre les Egyptiens ! (Sinon pourquoi avoir écrit un tel ouvrage ?)

 

Chapitre 2 : Entrée dans la pyramide

Page 29 : La présence du Naja haje, c’est un dire d’un serpent peut ici être vu de façon symbolique. Il est également intéressant de voir que les membres de l’expédition sont gagnés par le sommeil malgré leur lutte tandis que le serpent reste présent, ses paupières soudées ne cillant pas, il ne semble jamais dormir. On peut également y voir une référence possible aux « hallucinations » auxquelles il est indirectement lié. Enfin, les interprétations ne manquent pas pour ces gardiens de l’Egypte.

Page 30 : Petite dénonciation rapide du système scolaire français.

Page 31 : Partagez-vous le point de vue de Nicolas en ce qui concerne Ramose ? Vous a-t-il également énervé à couper la parole alors que vous essayiez tranquillement de savoir ce que l’égyptologue voulait dire ? Je sais, c’est agaçant ! Enfin, il faut bien vous titiller un peu !

 

Chapitre 3 : Nicolas devient fou

Page 35 : Première apparition, brève, du lapis-lazuli (de nos jours) et déjà il se révèle hypnotique donc mystérieux. Est-ce sa beauté ou autre chose qui fascine ?

Page 36 : La réaction de Franck face au commissaire est sans doute moins lié à une idée qui voudrait « les hommes au travail, les femmes au ménage » qu’une simple pensée qu’un homme allait venir, pensée pouvant être fondé sur un passé dans lequel il aurait rencontré un homme ayant ce métier mais aucune femme (il faut dire qu’il ne rencontre pas forcément beaucoup de commissaires). Mais les deux femmes en jouent et en profite pour le charier. Messieurs, que les femmes peuvent aisément se comprendre quand il s’agit de vous embêter !

 

Chapitre 4 : Disparitions et comportements étranges

Page 39 : On notera que l’autorité de tous les adultes, y compris celle du père de Mathieu (vous pourrez y trouver plusieurs interprétations différentes), ne comptent pas sur le campement. Pour Mathieu, seul l’avis de Nicolas (et encore ?) compte. Plus qu’un adolescent en pleine crise, il s’agit plus ici d’un jeune curieux. A cette page, on comprend également que le campement n’est pas exactement collé à la pyramide mais un peu plus loin, à une centaine de mètres environ (faîtes vos conversions…).

Page 40 : introduction de la cabane sous le sable de Nicolas. Lieu des confidences et d’isolement propre au monde extérieur, y entrer c’est entrer dans l’intimité de l’égyptologue.

Page 42 : inversion des rôles entre adultes et enfants qui rappelle cette idée constante que les enfants sont parfois plus sages que les adultes et que le monde est par bien des aspect bien déréglé. Bien entendu, le jeu de regard entre Nicolas et Mathieu est caricatirée et vue depuis les yeux de Mathieu. Celui-ci nous fait probablement parvenir une image de la réalité « telle qu’il la souhaiterait » plutôt que telle qu’elle est.

 

Chapitre 5 : L’envers du décor

Page 44 : On peut penser que le papyrus dont il est question correspond à celui du sorcier que Norfret était allé voir dans le prologue.

Souvenez-vous également de ce passé de Nicolas. Vous ne pourrez réellement comprendre ce personnage qu’en ayant en tête ce chapitre.

 

Chapitre 6 : Des ennemis mais pour qui ?

Page 54 : La comparaison de Mme Baïly entre les gens au service de Nicolas et de « bons chiens » rappellent celle avec Norfret, au service de Plios, avec toujours cette même contestation. Pourrait-on y voir, ajouté aux noms des personnages, l’idée que l’Histoire n’est que répétition ? Remise en cause, dans cette même page, de la véracité des propos tenus par l’égyptologue dans le chapitre précédent… ajouté à mes propres commentaires : « souvenez-vous [...] de ce passé de Nicolas »… Alors, l’égyptologue mentirait-il ?

Page 55 : On peut supposer que les problèmes rencontrés avec la chambre mortuaire de la reine viennent de la mort prématurée du Pharaon Ramose qui a impliqué un changement dans la structure de la pyramide, afin de la terminer plus rapidement.

Page 57 : On constate que malgré la complicité entre Mathieu et Nicolas, les deux se mènent une guerre sympathique mais agaçante pour donner tort à l’autre et se venger de la marge de manoeuvre que l’autre (variant à tour de rôle) tente constamment de limiter. Une sorte de course à la reconnaissance.

Page 59 : Le commentaire sur les coups de poing est un clin d’oeil au lecteur qui saura trouver l’exception qui confirme la règle…  « Des centaines de minutes durant » : on aurait également pu dire « durant plus d’une heure », mais avouez qu’on dirait qu’il s’est écoulé plus rapidement ainsi.

Page 60 : Les deux visions d’un même personnage sont là pour alimenter le suspense. Néanmoins, on peut approfondir en pensant aux multiples facettes que possèdent les gens et qu’ils dissimulent pour beaucoup en public, en montrant l’une à l’un, et l’autre à une personne différente… De là, on peut raisonner en profondeur et aller assez loin.

 

Chapitre 7 : Une enquête pas si évidente

Page 61 : La répétition constante du verbe « réagir » est à contraster avec l’absence qu’action des personnages. Il y a là une belle opposition entre les mots et les faits, preuve que les mots ne leur correspondent pas toujours. Il serait trop long de faire une liste exhaustive de tous les cas où l’on retrouve cela dans la réalité, mais il s’agit évidemment là d’un clin d’oeil à chacun d’eux.

Page 62 : On peut observer la réaction de division constante de l’être humain face au danger qui au lieu de réfléchir de façon rationnelle prend peur, se divise en croyant se souder par des groupes et accuse son voisin pour éviter qu’on ne l’accuse lui. Une réaction qui peut laisser songeur… L’être humain serait-il incapable de trouver un chef lorsque le précédent meurt et qu’aucun n’est expressément nommé ? Est-il incapable de ne pas se diviser en temps de crise ?

Page 69 : Souvenez-vous que dans la liste de ce que devait ramener Norfret se trouvait de l’eau du Nil…

 

Chapitre 8 : Le vol « chic »

On notera dans ce chapitre l’importance du sommeil et du rêve que nous retrouverons par la suite. On trouve dans les rêves de Mathieu une ambiguité entre réalité et croyance. Ainsi, on peut se demander, comme Mathieu, si la crainte du père est une crainte rationnelle ou non dans la mesure où elle est poussée à de telles extrémités. Bien sûr, on peut présenter la peur du père à la vision de Freud, le premier niveau d’interprétation n’est pas là, mais ça, vous aurez tout le temps de le comprendre… Cette ambiguité se retrouve ailleurs, dans la position de Franck et d’Adrien, pour savoir ce que chacun sait exactement de l’affaire qui préoccupe Mathieu. Si le vol du lapis-lazuli semble dans un premier temps légitime, il apparait dans ses conséquences comme néfaste. Un délit (ou un crime) peut donc apparaître comme légitime pour celui qui le commet, mais il semblerait ici qu’il soit signifié par une généralisation qu’il n’a jamais lieu d’être car ses conséquences nous échappent toujours d’une façon ou d’une autre. L’ambiguité tente d’être brisée par le discours qui ne cesse d’avoir des reprises, comme si on cherchait le mot juste, le mot qui définit le mieux cette situation complexe. Le langage est donc source de résolution des problèmes tandis que le raisonnement sur la base des sens (la vue du père de Mathieu par ce dernier) apporte des connaissances potentiellement fausses.

Ensuite, avec le chuchottement dans la conscience, on peut penser que toutes nos idées ont déjà été pensées par d’autres avant nous, ce qui expliquerait des chuchottements qui directement ne donnent aucune clef mais qui le font de façon indirecte.

Enfin, on constate en une phrase innocente que pour Mathieu, l’enfant a une idéologie à laquelle il se tient tandis qu’il se fait l’image contraire des adultes.

 

Chapitre 9 : Un fou de plus ou un danger ?

Page 80 : référence à une célèbre citation : « Il n’y a pas de situation désespérée que des hommes qui désespèrent des situations ».

Page 84 : notez bien les raisons invoquées par Vanessa pour que le lapis-lazuli puisse quitter le site.

 

Chapitre 10 : Les rêves de Mathieu

Page 92 : La soumission forcée est bien entendu celle de la personne attachée, mais on peut également la comprendre comme étant celle de Mathieu à être dans le corps du ravisseur. Dès lors, on peut faire ressortir l’aspect malsain qu’on trouve en chaque être et qui, bien qu’étant pour une part repoussé par un tel spectacle, est attiré. On peut également y voir la soumission forcée du lecteur lisant le texte qui peut se délecter des mots bien que le sens puisse le rebuter. Il y a alors une belle opposition entre le signifiant et le signifié.

Page 93 : On notera comme les enfants et adolescents ont seuls le secret de se faire apprécier ou détester des adultes et à quel point ceux-ci peuvent parfois mentir pour obtenir ce qu’ils veulent.

Page 97 : « certaines vérités pouvaient tuer bien des peuples » => référence à une citation de J. Giraudoux : « Il est des vérités qui peuvent tuer un peuple ».

Page 100 : Du point de vue de Nicolas, le lapis-lazuli ne semble pas appartenir à la pyramide qui lui consacre pourtant une salle mais bel et bien à l’égyptologue. Le possessif employé souligne bien le caractère précieux de la pierre.

Le prologue page par page…

Le prologue ne manque pas d’humour que vous saurez noter.

On notera en gras les éléments essentiels.

Page 8 : On notera que le personnage du vizir ne prend son identité que lorsqu’il est avec des personnes de rang inférieur au sien. Cela est paradoxal dans la mesure où ces êtres (le sculpteur dans un premier temps puis d’autres par la suite) devraient plutôt le respecter et le voir de par son rang. Une première impression du personnage de Plios comme un personnage ambigu entre deux mondes et qui tente de trouver sa place et une certaine reconnaissance dans les sommets… sans toutefois y parvenir réellement.

Page 9 : Norfret oscille entre le vouvoiement (qui n’est d’ailleurs qu’un jeu de forme) et le tutoiement. On peut y voir une combinaison entre l’image dégradée de Plios dans le palais et le caractère complice de la servante, malgré les convenances qui exigeraient un vouvoiement constant. Ainsi, on peut déjà voir un jeu s’installer entre ce qui peut se dire en privé et ce qui ce dit en public, l’alternance pouvant correspondre à un ensemble instable. On peut dès lors imaginer que les personnages en croisent parfois d’autres, ce qui leur impose un certain langage.

Page 10 : Un objet pour communiquer à distance ? Et pourquoi pas un téléphone portable ? Vous verrez en lisant que cet objet a en effet une fonction centrale dans l’ouvrage puisque son utilisation annonce toujours un événement.

Page 12 : On notera le travestissement, typique au théâtre. Dans leurs échanges (et non pas que celui-ci), nos deux personnages jouent chacun des rôles. Petite mise en abîme ?

Page 13 : Petit anachronisme mais on peut penser à l’homme comme machine… et aussi se souvenir du téléphone portable que Plios aurait bien voulu inventer.

Page 14 : Tandis que le plan a l’air cohérant, on peut tout de même se demander, étant donné les réactions précédentes de Norfret, si la dernière partie du plan est réaliste et de quel côté se place Norfret (d’autant plus vu la réaction de Tékiti). A ce stade du roman, on peut déjà se demander si c’est l’ambition et l’argent qui domine l’homme.

Page 15 : Au sujet du copeau de bois, on peut bien sûr penser que la chute de Tékiti n’était pas accidentelle et que le copeau de bois n’est que l’indice d’un instrument qui aurait pu faire tomber le prince… Norfret aurait-elle prévu que Tékiti viendrait prendre un biscuit et aurait-elle fait cela pour que le plan de Plios ne fonctionne pas ? Ce n’est pas impossible…

Page 18 : On remarquera qu’à la fin de sa lettre, Plios a encore été novateur avec son « P.P ˙  » qui nous fait grandement penser au « P.S. » dans son usage et sa forme. Les latins auraient-ils volé cela aux Egyptiens après être tombé sur la lettre ? Tout du moins est-ce là un beau clin d’oeil de la part de l’auteur. On peut également penser que Plios ne pense qu’en dernier lieu aux intérêts des autres, au point qu’il ait dû le rajouter après avoir achevé sa lettre…

Page 19 : Petite ironie avec « un silence de mort se fit ». Il est intéressant également de noter le paradoxe entre le visage impassible de la reine qui laisse néanmoins parler la servante puisqu’elle même ne semble pas en avoir la force. On voit ici toute la grandeur du personnage de la reine. Petit clin d’oeil avec la paranthèse « (sauf Ramose) » où l’on constate que Ramose était quelqu’un de vif d’esprit. Le fait que Norfret soit le sujet de cette phrase peut montrer le profond respect que la servante lui accordait puisqu’elle éprouve le besoin de cette précision en sa mémoire.

Page 20-21 : On voit bien le côté un peu malsain de l’atelier et du personnage du sorcier. On peut y voir la première vraie touche de noirceur du roman. Il s’agit d’un monde qui reste clos, comme si le poison qu’il contenait n’avait pas encore atteint le monde extérieur. Tout est fait pour que le lecteur se sente mal à l’aise et se révolte, comme si la morale du lecteur était appelée pour qu’il condamne cette sombre et inquiétante vision du monde.

Page 22 : Petit conseil, souvenez-vous de cette page jusqu’à la fin du roman…



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